Exposition

Pàriser Tànte

L’ exposition retrace le parcours atypique de la Pàriser Tànte, surnom donné aux jeunes filles placées à Paris dans des familles aisées. Une mise en scène innovante avec effets immersifs permet de rendre un bel hommage à ces jeunes Alsaciennes du siècle dernier.

Sur les traces de la Pàriser Tànte. De notre campagne à la capitale.

La Pàriser Tànte, la tante de Paris, est un personnage mythique mais bien réel tout comme son équivalent masculin l’Àmerikàner Onkel, l’oncle d’Amérique. Chaque famille alsacienne compte parmi ses membres une grand-mère ou une tante qui a été « en place » à Paris et qui a fait l’admiration de la famille pour sa maîtrise du français, sa belle allure, ses bonnes manières, son bon goût, ses petits plats ou ses idées et ses initiatives novatrices. Le phénomène a démarré vers 1830 et s’est éteint aux environ de 1950 suite aux nouvelles mesures sociales mises en place pour protéger les salariés. Les appareils électro-ménagers ont aussi participés au déclin. Les historiens estiment qu’en l’an 1901, 11 000 jeunes femmes alsaciennes ou lorraines (du Reichsland) travaillaient à Paris. 

Actives, propres et honnêtes

Ce sont les qualificatifs utilisés par les maîtres sur les certificats de travail remis lors du changement d’employeur. Souvent issus d’une famille nombreuse et modeste, les Pàriser Tànte sont placées par l’intermédiaire du curé, du pasteur ou de l’école ménagère où elles ont appris les rudiments pour tenir correctement un ménage. Ils annoncent l’arrivée des jeunes filles à Paris où leur séjour est encadré par la paroisse du quartier. Pas de place pour le dévergondage. Le dimanche après-midi, leur seul moment de liberté est consacré à la messe puis à un moment de retrouvailles entre alsaciennes organisé par des associations religieuses. De temps en temps elles vont boire une bière dans un bistrot tenu par une famille alsacienne où elles peuvent parler l’alsacien. Leur salaire est supérieur de 30% à celui pratiqué à Strasbourg. Celles qui travaillent dans les familles d’aristocrates accompagnent les maîtres en hiver sur la Riviera ou au Pays Basque et en été à la montagne. Elles sont logées dans des chambres correctes et reçoivent de beaux cadeaux de leur employeur. Celles travaillant dans les familles bourgeoises ont une vie de dur labeur et sont logées dans les chambres de bonnes sans confort. Vous pouvez découvrir leur quotidien dans l’exposition.

Apprendre le français

C’est un objectif mis en avant pour justifier le départ. C’est aussi un obstacle au quotidien quand elles ont du mal à comprendre les ordres de la patronne, pour effectuer les courses ou se déplacer dans Paris. Elles peuvent être ridiculisées et même harcelées par les autres employés. Malgré cela, certaines ont eu des destins exceptionnels – présentés à la Maison du Kochersberg – ou sont employées par des gens célèbres qui témoignent de leur attachement et de leur considération pour leurs bonnes alsaciennes. Une pièce est consacrée au destin exceptionnel de Mme Ritz, née à Truchtersheim. 

A leur retour

Indépendance, maîtrise du français, belles manières, nouveaux goûts et modernité leur permettent de faire un mariage au-dessus de leur condition ou d’embrasser une brillante carrière personnelle. 

Venez découvrir cette exposition très innovante par sa mise en scène avec des effets immersifs qui vont vous séduire et vous surprendre. Vous allez retrouver des souvenirs liés à Paris et à votre propre famille. A ne pas manquer et à partager en famille.

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